Les
joueurs sans clan
Jezther
Comme on ne
connaît pas beaucoup les profondeurs de la terre, il est
difficile de savoir exactement d’où provient ce drow. Il est
apparu sur les terres de Carma peu avant la disparition de
celui qui était alors le seul représentant du peuple des
elfes noirs, Dielezreh. Il est un combattant moyen et
connaît les rudiments du shamanisme.
Il se présente
sous le nom de Jezther Ess’Filith, loyal et fervent
serviteur de
la maison Ess’Filith. Il est arrogant et d'une
prétention presque sans frontière devant les autres races
car il croit que si le sang drow a le pouvoir de tuer, c’est
que ce sang est trop pur, donc impossible aux autres à
assimiler. Bien sûr, devant le commun des mortels, il tente
de se montrer brave, mais c’est bien connu, quand une dame
noire daigne se montrer le bout du nez, il est le premier à
se jeter à ses pieds et à louanger la chère matrone.
Quand on le
questionne sur son passé, il est très peu bavard et ne donne
que des réponses très vagues. Il n’a jusqu’à présent été
l’objet d'aucun événement marquant sur les terres, mais il
semble jouir d’une certaine fierté du fait que les peuples
de Carma aient eu un grand besoin de l’aide des drows pour
les défendre contre l’envahisseur fãvien.
Otus
À
son arrivée sur les terres carmaniennes, nul n’aurait pu
prédire à ce mage taciturne un avenir si éclatant. Il
joignit d’abord l’avant-poste de Fãv, mais les quitta après
une lune seulement pour rejoindre le peuple de
l’Alliance.
C’est en plein mois de juillet de l’an 1003
de Milédie qu’Otus devint membre de la toute nouvelle guilde
du Scorpion. À cette époque de sa vie, il usa souvent de son
intelligence aux dépends des esprits faibles, sans toutefois
dépasser les limites du divertissement.
Vers la fin de l’été suivant, un esprit
animal pris possession de lui. Depuis, lors des nuits de
pleine lune, le muloup dominait son esprit et, sous la forme
d’une bête, il chassait aussi bien ennemis qu’alliés.
Ce n’est qu’un an plus tard qu’Otus se lassa
de ses petits jeux d’arnaqueur. Le jeune homme découvrait en
Zénith un aspect dément qui ne lui plaisait guère. Il
comprit qu’il était de trop bonne nature pour évoluer dans
cette guilde chaotique et quitta le Scorpion.
Ce grand mage voué à
Kurtimès a siégé au
procès du meurtre de la déesse Milédie en temps que grand
juge. Il a pour cela mené une enquête assidue, décidé à
découvrir le coupable de ce crime. Il fut aussi un temps où
il en savait bien trop sur le secret des deux rois fãviens,
alors que personne n’en savait rien. Il a failli être
exécuté pour avoir fait trop de confidences, mais appris
grandement de son expérience.
Bien que depuis ce temps, il ne se proclame
d’aucune allégeance, on le voit souvent en compagnie de ses
anciens alliés elfes tout comme avec les membres de la
rébellion fãvienne. Cette dernière cause lui tient
particulièrement à cœur, c’est pourquoi il a apporté une
aide considérable lors de la bataille visant à récupérer le
château de Carma des mains des fãviens conquérants.
En l’an 956 de Pachatrack, il prononça une
cérémonie puissante pour son dieu Kurtimès afin que celui-ci
impose sa justice. Ditulio étant revenu illégalement porter
main-forte à ses troupes, il fut chassé par Kurtimès
lui-même à travers le corps de son serviteur Otus. C’est en
cette même lune que, après avoir été libéré de l’esprit du
muloup, le grand mage devint un élu de son dieu en accédant
au statut d’enchanteur, soit la deuxième évolution dans la
voie de la magie.
Aujourd’hui occupé à de nombreuses affaires,
il fait tout de même apparition de temps en temps sur les
terres pour suivre le déroulement des choses et faire
avancer les causes qu'il veut voir réussir.
Tuor
Tuor
a été rescapé d’un village en décombres par Chatam, qui
l’éleva comme son fils dans l’orphelinat du comté de
Brambouc. Ce fut une bonne intuition de la part du prêtre de
Cyrius que de l’élever dans sa foi; Tuor semblait être né
pour servir son prochain. Lorsqu’il approcha de
l’adolescence, ses convictions le menèrent à suivre la voie
du sacrifice de soi et de la justice. C’est pourquoi il
opta pour le paladinat, la profession de sa déesse
bien-aimée.
Combattant
valeureux aux valeurs incorruptibles, il suivit son père
adoptif et son ami
Turin, paladin de
Théorus, dans un voyage
religieux qui les mena jusqu’aux terres de Carma. Ils y
traversèrent de grandes épreuves et leur chemin se sépara de
celui de Turin, qui découvrit ses véritables origines.
Prônant avant tout
le respect et la dévotion, il n’hésite jamais à se sacrifier
pour une juste cause au nom de Cyrius. Il tente d’illustrer
par sa parole et par les actes la noblesse et la pureté.
Il a participé avec
ferveur au combat visant à reconquérir le château de Carma,
prises par les fãviens conquérants. Par sa parole empreinte
de foi en la bonté du monde, il a su troubler dans ses
convictions un être purement maléfique, le démon de la
plague.
Le plus beau jour
de sa vie fut certes lorsqu’il eut l’honneur de rencontrer
un élu de sa déesse, l’ange Vynnius Vitchyus, qui lui
prodigua de précieux conseils de vie.
Turin Hador
Fils
de Bertho Hador, il a quitté le royaume en guerre alors qu’il
était encore enfant avec son frère cadet,
Socal.
Pourtant, Turin arriva seul à leur destination finale.
Socal
disparut en pleine nuit, sans laisser de trace.
Le jeune prince
hadorien poursuivit donc son éducation loin de ses racines.
Établi dans un orphelinat du comté de Brambouc, le prêtre
Chatam lui enseigna la voie du bien. Peu à peu, ses
instincts s’estompèrent, laissant place à une bonté passive,
imposée par la force des choses. Il se lia d’amitié avec un
jeune garçon dénommé Tuor, même si ce dernier était aussi
candide que Turin était astucieux.
À l’âge de quinze
ans, les deux jeunes hommes accompagnèrent le père Chatam
jusqu’aux terres de Carma. Turin, comme en écho à son peuple
natal, avait suivi la voie du paladinat et prônait la
sagesse de
Théorus.
C’est sur ces
terres mouvementées que sa vie jusqu'alors si simple se
transforma en véritable labyrinthe. Il développa des liens
avec le peuple de
l’Alliance et en devint même durant
quelques lunes le représentant humain siégeant au conseil.
Or, à peine un an plus tard, ses retrouvailles inattendues
avec son frère Socal le fit basculer vers l’anti-paladinat
de la guerre et de l’esclavage.
Dès lors, son
allégeance vacilla d’un côté à l’autre de la balance. Turin
tenta de sauver les derniers rebelles de Hador, qui voyaient
le prince déchu comme le sauveur de leur cause.
La dernière fois
qu’on l’a aperçu sur les terres carmaniennes, son frère et
lui s’engagèrent dans un duel enflammé. Socal cherchait à
réveiller chez son aîné des pulsions oubliées, il n’échoua
qu’à moitié. Déboussolé, égaré dans son labyrinthe
intérieur, Turin est disparu de la carte depuis près de deux
années.
Valiance

Descendant
d'une union elfique et de mœurs barbares, né au sein de la
tribu de la Renarde, dans le
territoire
octazon,
Valiance est un demi-elfe guère traditionnel. Curieux de
nature, celle-ci grandit avec le temps et il devint avide de
découvrir le monde et ses vastes richesses. Poussé par ses
instincts, il partit en quête de connaissance. Son origine,
comprendre ce qu'il était...
Tentant d'aller vers l'Est rencontrer son ascendance
elfique, il finit par aboutir sur un passage menant à une
terre peuplée de maints peuples différents. Après quelques
lunes à partager des discussions avec quelques uns, il finit
par s'intégrer à l'un d'eux, dans lequel il croyait pouvoir
retrouver ses idéaux de liberté. Jeune d’esprit et de cœur,
il fut envouté par le clan de
l’Alliance.
Toutefois, il s’éloigna sans s’en rendre compte des valeurs
qu’il défendait. Ce fût un peu trop tard qu’il constata les
dégâts. Emporté par ses idées, il avait quitté le clan qu’il
aimait tant dans l’espoir d’en fonder un nouveau. Même à ce
point, la réalité ne lui sauta aux yeux que lorsqu’il fut
affublé d’un don perfide du dieu
Pachatrack,
la peste noire.
Dès cet instant, il constata qu’il avait perdu en cours de
route ses idéaux, de précieux alliés, un clan stable, une
autonomie, des espoirs et même des rêves… Valiance avait
trouvé depuis peu une voie auprès de
Torgal,
mais désormais, ses efforts étaient surtout mis dans sa
survie et dans le respect de ses engagements. Il avait payé
cher pour apprendre. Très cher.
Vint un jour bien banal, où le cours de sa vie changea...
encore. N'avait-il donc rien appris? Pensant pouvoir
devancer son jour dernier, il détruisit le jardin de son
rival,
Zénith.
Hélas, la chance ne lui sourit qu'une lune après, lorsque le
demi-dieu Carma lui fit une faveur précieuse, celle de le
débarasser de sa perfide maladie. Comprenant que le destin
s'acharnait manifestement sur lui, il ne mit pas longtemps à
rencontrer celui-ci. En l'occurrence, Zénith, qui lui non
plus, ne mit pas longtemps à lui proposer une rédemption, ou
une mort certaine. Acceptant après une mûre réflexion et un
bras tordu,
Félax
revint le hanter. D'un autre côté, c'était un service qu'on
lui rendait, un retour aux sources; l'apprentissage et le
renouveau. Une réputation à bâtir.