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Les
personnages connus décédés |
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Elfinn
Elfinn est né dans la servitude des
trois Reines Noires, au premier niveau des
souterrains, où pullule la racaille du
peuple drow. Un jour,
une matrone le vendit, lui et plusieurs autres mâles, à un
alchimiste tordu du nom de
Vitriik Arsenol. elle était loin de s’imaginer que
parmi la vermine, se trouvait un diamant brut et que ce vassal
d’aujourd’hui serait son adversaire de demain.
Son nouveau maître tenta de faire d’Elfinn un être unique, à
la fois drow et elfe. Or, le jeune drow s’enfuit de chez
l’alchimiste et se réfugia sur les terres de Carma, où il
trouva des alliés dans le peuple de
l’Alliance, qui
l’acceptèrent malgré sa race d’origine.
Il y rencontra une elfe qui lui parut différente de ses
semblables.
Maika aussi portait en elle
l’alchimie de
Vitriik; le sang drow coulait
désormais dans ses veines. Tous deux s’unirent dans le mariage
et firent ainsi, à leur insu, évoluer leur hybridité.
Au nom de la liberté et de la vengeance, il déclara une guerre
ouverte aux fãviens des terres, aux côtés des drows qui
étaient alors ses alliés.
Elfinn vit renaître la légende
Zénith, celui qui avait réussi à échapper au joug
du peuple drow. Il fut un des trois pionniers de la guilde
qu’il créa, celle qu’on nommait le Scorpion. Il était si rusé,
si insondable était ses intentions que son sang devint aussi
empoisonné et ses cheveux, aussi blancs que ceux des matrones.
Un jour, l’Araignée frappa sournoisement et le Scorpion perdit
un de ses meilleurs membres, qui fut forcé de rejoindre ses
anciennes maîtresses. Elfinn courba l’échine sous une forme
arachnide et servit contre son gré le peuple drow jusqu’à ce
qu’il perde la vie définitivement durant la guerre fãvienne,
au grand soulagement de sa veuve, qui garda toujours de lui le
souvenir d’un homme unique.
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La rébellion fãvienne


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Flint
Ce
drow forestier noir, expert de la langue de vipère, a été un
des premiers de sa race à franchir le portail aux côtés de
sa matrone. Depuis ce jour, Flint brassait de sombres
affaires: aux uns, il prétendait avoir infiltré la guilde du
Scorpion afin de leur soutirer des informations au profit de
sa maîtresse; aux membres de la guilde, il affirmait jouer
un double jeu, exécrant les matrones et n’attendant que le
bon moment pour rejoindre ouvertement les elfes de la nuit.
Sa sournoiserie, trait de personnalité caractéristique de
son peuple, était fortement développée chez lui. Quant au
sadisme qui vaut aux drows leur sinistre réputation, il
s’illustrait chez lui par un plaisir pervers à détruire
toute confiance personnelle chez ses victimes. Bien qu’il
n’était pas le meilleur des combattants, son sourire
narquois savait faire perdre leur assurance aux lignes
adverses. Son discours coule tel un poison dans l’esprit
faible de ses ennemis, insinuant le doute jusque chez les
plus convaincus.
Depuis la guerre contre l’empire fãvien où les drows ont
apporté leur aide au demi-dieu Carma, Flint est disparu de
la carte. Preuve d’une véritable allégeance aux matrones ou
erreur de jeu de sa part? Nul ne le sait; on peut le
soupçonner d’être mort durant cette guerre, au service des
dirigeantes drows ou tué par celles-ci pour les avoir
trahies. Mais qui sait si cette disparition n’est pas
encore une de ses manigances, peut-être est-il tapi dans
l’ombre, attendant patiemment son heure…
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Magus
Xur

Ce fut en l'an 1004 de Milédie que Magus mit
les pieds sur les terres de Carma. Accompagné de son compère Morgus, il joignit
le clan de Sirfako. Cette première année en ces terres fut
riche en expériences et en défis. Il rencontra
Vitriik, un
alchimiste qui mélangea son sang d’orc avec celui d'un elfe
noir. Son chef Shadow, qu’il respectait tant qu’il lui jura
fidélité absolue, fit de lui son bras droit. Magus et Morgus accomplirent beaucoup
d’actes en l’honneur de leur dieu
Pachatrack, subissant
pour lui souffrances et maladies. C'est l'année suivante que sa vie bascula…
Tout d’abord, à l’arrivée de
l'Armée de la
Mort, Magus ne supporta pas de voir que les humains
sirfakiens étaient privilégiés face aux orcs, mais afin de rester auprès de
ses confrères sirfakiens, Magus fit la plus grande erreur de
sa courte vie : il jura allégeance à l’Armée de la mort.
À la même époque, la nuit, son esprit chaotique
découvrait la sournoiserie… le drow en lui commençait à se
réveiller. Lorsque Morgus quitta les terres, Magus
continua à semer la discorde en compagnie d’un barbare
solitaire tant et si bien qu’ils finirent tués et
pourchassés encore par
Zénith toute une nuit durant. Ils réussirent à survivre à la nuit, cachés
dans les fonds des bois. Au petit matin, alors qu’ils se
croyaient sauvés, le prédateur leur fit une offre
inattendue, bien plus profitable que la mort : joindre la
guilde du Scorpion. S’il accepta
sans hésitation, l’annoncer à ses frères sirfakiens ne fut
pas une mince affaire et Il s’attira les foudres du peuple
nomade.
Ne pouvant oublier son passé, de jour, sa mentalité d’orc prend le
dessus alors que le soir, c'est l’elfe de la nuit qui
domine. Lors d'une mission périlleuse du Scorpion, Magus
s'est fait capturer par ses ennemis à la peau noire. Sous la
pression de la mort qui lui serrait le cou, l'intelligence a
laissé la place à l'instinct de survie. Prêt à tout, il a
trahi sa guilde et a tenté d'apporter le plus de membres du
Scorpion avec lui dans les profondeurs.
C'est
durant sa captivité, en l'an 958 de son dieu, qu'il a réussi
son test de grand abuseur, son dernier exploit avant sa
déchéance. Le Scorpion ne pardonne jamais; bien qu'il se
soit débattu avec l'énergie du désespoir, ses anciens alliés
l'ont torturé afin qu'il ne soit plus qu'une loque vivante
pour le reste de sa misérable vie. Ne supportant pas de
vivre dans une telle faiblesse, Magus Xur, pour qui se
traçait un avenir glorieux, disparut au grand soulagement de
ses victimes.
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Nault de Cosse
Nault était un nain originaire de la
Cosse, petite tribu établie sur les flancs d'une montagne.
Seul représentant du peuple nain au sein de
l'Alliance, il
servait à travers la prêtrise son dieu
Théorus. Que ce soit
par son kilt éclatant, son rire généreux ou son tact
laissant à désirer, Nault aura su réchauffer les cœurs de
bien des habitants des terres.
Après
l'assassinat de la déesse
Milédie, Nault représenta dans le
jury le clan de
l'Alliance lors du procès. Il
s'était acquitté de sa tâche avec sérieux et avait suivi de
près les développements de l'enquête. Il avait finalement
rejoint les rangs du demi-dieu Carma, convaincu qu'il était
de sa notion de libre destin.
Jusqu'au bout, il aura soutenu ses
opinions haut et fort, ce qui lui aura valu la mort.
Voulant que
tous puisse connaître la vérité au sujet du
royaume fãvien,
Nault divulgua des informations qu'on lui avait pourtant
sommé de tenir sous silence.
Les ombres blanches furent
envoyées à ses trousses et, par une nuit d'été de l'an 956
de l'ère de Pachatrack, les éclaireurs l'ont jugé,
condamné et exécuté, au nom de la justice fãvienne.
La mort de ce
pauvre nain éloigné de ses racines fut déplorée par ses amis
et laissa un vide sur les terres carmaniennes. S'il avait su
tenir sa langue encore quelques temps, alors il aurait vu la
rébellion fãvienne éclater et au lieu de périr sous leurs
lames, il aurait pu combattre pour une cause commune aux
côtés de ceux qui ont été ses bourreaux.
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Raziv
Raziv
vécut longtemps dans l’ombre de son maître, le demi-dieu Carma. Aux
yeux de son supérieur, on n’aurait pu trouver meilleur bras-droit;
il ne pouvait se douter que sous ses allures dévouées et serviles,
une ambition grandissante sommeillait.
Chaque jour passé au service du scribe faisait croître la hargne
dans ses entrailles. Il supportait de moins en moins d’être
considéré comme un vulgaire sous-fifre. Intérieurement, il brûlait
de prendre en main ces terres de débauche; or, il ne laissait rien
paraître et cultivait ses désirs de grandeur en secret, tout comme
un singulier pouvoir de télékinésie.
C’est en l’an 1003 de l’ère de Milédie que sa démence explosa aux
yeux du peuple. À l’aide d’un collier de grande puissance magique,
il mit Carma à sa merci et, pris d’une véritable frénésie
dominatrice, il l’assassina, s’appropriant ainsi son essence divine.
Délaissant ses humbles apparences, le nouveau demi-dieu Raziv orna
son front d’un serpent d’or, qui devint dès lors son emblème. Il
était sur le point de faire fortune en vendant le territoire à
l’empire fãvien lorsque le Carma, ramené à la vie par sa fiancée
Milédie, refit surface. À l’aide du jeune paladin
Sharock, Raziv fut
mis en échec et quitta les terres dans la honte, n’étant plus qu’un
demi-dieu sans pouvoirs.
C’est en l’an 955 de Pachatrack que Raziv refit une apparition sur
les terres carmaniennes, puisqu’il était suspecté d’avoir participé
une fois de plus à un meurtre divin, celui de la déesse Milédie
cette fois.
On peut deviner que l’ancien bras-droit aura préféré mourir dans la
notoriété que de vivre dans l’anonymat. C’est cette volonté
obsessive de s’approprier ses exploits, aussi horribles soient-ils,
qui le poussa à sa perte. Lorsque, rendu fou par la pression, il se
dénonça lui-même durant le procès dirigé par la panthéon neutre, le
demi-dieu déchu signa son arrêt de mort.
Tué de la main même du grand Kurtimès, Raziv, qui avait toujours
oscillé dangereusement entre la folie et le génie, cet homme à qui
la vie ne promettait ni gloire ni renommée a réussi lui-même à
graver son nom dans l’histoire par des actes certes terribles, mais
indélébiles et demeurera à jamais dans les mémoires comme « le
tueur de dieu ».
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Sharock
Si le
comportement de Sharock le faisait souvent dévier du chemin de
l’ordre et que certaines bévues ont entaché sa blancheur de paladin,
nul ne peut oublier les nombreux événements pour lesquels il s’est
dévoué avec bravoure.
À son
arrivée sur les terres de Carma, qui venaient tout juste d’ouvrir
leurs portes, il rejoignit le clan d’Akoran. Peu de temps après, la
tribu Maraischal décima le clan et Sharock en fut le seul survivant.
Il a été membre de tous les autres peuples du Bien ayant habité les
terres de son vivant, de l’éphémère clan de Brass, en passant par
l’Alliance et
Fãv.
Pour le
jeune homme, tous méritaient la même chance. Il était aussi d’une
fidélité sans faille à ses amis. On décelait chez ce paladin de
Théorus une forte volonté de faire le bien, sans toutefois réussir à
suivre les codes de lois strictes de sa profession. Il a d’ailleurs
participé à délivrer
Maximilien de LaCastel du muloup qui
l’habitait, ainsi que le barbare Guess de sa zombification.
Lorsque
Raziv a imposé son règne sur les terres, Sharock a été le seul à
l’affronter sans relâche, même lorsque c’était perdu d’avance. C’est
cette ténacité qui, étrangement, lui valut le respect du demi-dieu
tyran. Il n’aurait peut-être pas dû sous-estimer la persévérance du
jeune paladin, car c’est lui qui lui passa un collier ensorcelé au
cou, le rendant ainsi inoffensif. Sharock fut d’ailleurs la première
personne que Carma désigna comme son bras droit.
Il avait
certes la bonté de cœur pour être paladin, mais peut-être pas la
droiture nécessaire pour honorer correctement sa profession. Quoi
qu’il en soit, Sharock fait partie intégrante des premières années
de ces terres, pour ses bons comme pour ses mauvais coups.
La
sylvanienne
Cette fille de
Torgal habitait les terres depuis on ne sait
combien de décennies, avant la colonisation poussée par le
demi-dieu Carma. Créature du dieu de la nature, elle y avait
toujours vécu en communion avec les elfes qui peuplaient ce
lieu inconnu de tous.
Cet érable majestueux
trônait au cœur du territoire; les elfes chérissaient l'envoyée de leur dieu et soignaient l’arbre ancestral, qu’ils
avaient d’ailleurs nommé l’Arbre sacré, depuis des
générations.
Vint le jour qui bouleversa leur paisible existence, celui de
l’arrivée de Carma, agonisant, dans la grotte menant à leurs
terres secrètes. La magie naturelle de la sylvanienne
contribua à remettre le demi-dieu sur pieds. C’est pour cette
raison, ainsi qu’en signe de respect envers les aborigènes,
qu’il s’engagea à protéger l’Arbre sacré de quiconque
voudrait le couper.
Ce que le nouveau souverain ignorait, c’est que a créature
retenait un terrible fléau endormi. La sylvanienne avait enfermé
dans son giron, il ya de cela des lustres, un démon qui
menaçait alors de répandre sur le monde une plaie vicieuse.
Malheureusement pour les habitants des nouvelles terres, ils
ne connurent que jamais la sylvanienne souriante et pleine de vie.
Dès l’ouverture des terres aux nouveaux venus, elle fut
affaiblie par la maladie.
En l’an 1000 de l’ère de Milédie, elle tentera de les avertir
qu’un événement tragique allait bientôt survenir, mais son
message ne fut pas entendu.
C’est en l’an 1oo3 que les drows, libérés des entrailles de la
terre par un portail établi à Carma, donnèrent le coup final à
la sylvanienne. Ils usèrent contre elle du poison de leur
demie-déesse Fhost et leurs driders enfermèrent la pauvre
créature dans un cocon étouffant.
Malgré les efforts des elfes de
l’Alliance, la créature succomba
au poison, laissant ainsi s’échapper le terrible être qu’elle
séquestrait. Le démon propagea sa plague sur les terres et sur
ses habitants; afin de souiller même la mémoire de sa défunte
geôlière, il élut domicile dans la carcasse qui avait été son
cachot et qui n’avait désormais plus rien de sacré pour les
elfes en deuil.
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