Phock
est né dans les terres humides de la tribu
Maraischal.
Slack, après l’avoir extirpé de ses entrailles, l’éleva
brusquement vers le ciel pour que
Mundack pose son œil
sur son nouveau rejeton. L’orquon semblait chétif,
immobile dans la lueur blafarde. Contrariée, sa mère lui
assena une forte claque, puis une autre. Elle
s’apprêtait à balancer le petit corps tordu au fond du
marais lorsqu’un cri perçant déchira la nuit. Les yeux
ronds comme deux lunes pleines, Phock avait poussé son
premier cri de dévotion à Mundack.
La vie dans les
marais est à l’image de la race orc : cruelle et sans
pitié. Au fil des années, Phock voyait des orquons de
son âge être éliminés de la course sanglante qu’est
celle qui mène un orc vers l’âge adulte, accumulant les
obstacles pour ne laisser survivre que les plus
belliqueux.
Phock, comme
tous les jeunes orcs, avait la volonté sauvage de
devenir grand et fort pour enfin redonner à ses aînés
chaque coup qu’il avait reçu. Toutefois, une ardeur
étrange le faisait chercher plus loin, plus loin que son
chef de horde, plus loin que le chef de la tribu Maraischal, au-delà des orcs les plus puissants. Il y
avait… Mundack.
C’est ainsi
qu’il choisi la voie de la prêtrise, inspiré par
l’orc-croco Srock. Lorsqu’il le vit quitter le marais
avec la horde de Bhrock, il jura à Mundack que dès que
possible, il rejoindrait son mentor.
Son ardeur et
sa hargne firent de lui un Orc-croco peu de temps après
qu’il ait atteint ses huit ans; alors, il prit la route
avec un confrère nommé Nock, en direction des terres de
Carma. Leurs géniteurs y était, et deux orc-crocos de
plus ne sont jamais de trop pour répandre le carnage.