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La déesse Milédie

La déesse Milédie a voué sa vie à instaurer une entente stable entre les deux forces de ce monde, soit le Bien et le Mal. Elle était une excellente diplomate, ce qui lui permit d'ériger la plus grande entente interdivine jamais créée. Cette entente, qui fit le consensus parmi les trois panthéons, dictait entre autre que les dieux ne devaient pas intervenir directement dans les conflits des mortels. Depuis sa mort, un vent de doute s’est élevé parmi les dieux et certains remettent en question la validité de l’entente.

En l’an 1004 de son ère, Milédie fut la première divinité à connaître la mort, et la seule à ce jour. Son assassinat a bouleversé les habitants des terres de Carma; le demi-dieu et la déesse entretenaient une relation amoureuse à l’insu de tous et, le soir fatidique, la déesse rendait visite à son fiancé dans son château. Milédie fut tuée alors que Carma était descendu à la cave pour quérir une bouteille de vin. Suite à ce meurtre impie, les quatre derniers dieux du panthéon neutre ont quitté leurs royaumes respectifs pour se rejoindre en territoire carmanien : une enquête devait être menée.

Après plus d’un an de recherches menées par les aventuriers des terres, les dieux de la neutralité ont dirigé le jugement des quatre accusés du meurtre de la déesse Milédie, soit les demi-dieux Carma, Fhost, Ditulio (qui se faisait passer pour Fãv à l’époque) et Raziv. Après un long et tumultueux procès, Le juge Otus ainsi que les dieux du panthéon neutre en sont venus à condamner trois des quatre accusés.

Raziv fut condamné au premier degré pour avoir planifié le meurtre et manié l’épée magique. Il subit la peine de mort de la main de Kurtimès, et Reganatride fit cesser son cycle de vie à jamais. Fhost, quant à elle, fut condamnée au second degré pour avoir envoyé ses Driders retenir la déesse alors qu’on l’attaquait. Kurtimès la renvoya dans ses souterrains et la condamna à n’en point sortir en bloquant l’entrée du portail de sa magie. Ditulio fut condamné au troisième degré pour avoir prêté l’arme du crime et les dieux lui interdirent de remettre les pieds sur les terres carmaniennes. Carma, quant à lui, fut innocenté et reçut l’essence divine de sa défunte fiancée, qui avait été absorbée par Fhost.

Si elle a poussé un fiancé ainsi que des milliers de priants dans le deuil, la mort de Milédie a aussi laissé un royaume à l’abandon. Le demi-dieu Carma, maintenant investi des pouvoirs divins de la déesse anti-paladin, tente tant bien que mal de prendre la direction du territoire milédien en main et de le protéger des envahisseurs, en mémoire de sa bien-aimée.

 

 

 

 

La demi-déesse Fhost

Fhost, troisième Reine Noire. Son visage sombre est voilé d’ombre; ses yeux impitoyables vous fixent avec dédain. Ne croisez surtout pas son regard, ou vous en paierez de votre sang. Cet affront à sa grandeur la rend plus redoutable qu’une gorgone. Si ses yeux ne vous foudroient pas, ce sont ses sbires qui vous puniront.

La demi-déesse alimente le fiel du peuple drow de sa langue empoisonnée. Au sein de la Trinité, elle est la plus crainte pour ses tortures ingénieuses; au creux de chacun de ses sujets, elle est la rancune qui les ronge de l’intérieur, tout comme le froid humide des souterrains s’immiscent jusque dans leurs os.

Son nom glisse sur les lèvres dans un froissement depuis des siècles, sinon plus, celles de ses ennemis comme de ses esclaves. Elle cultive sa haine depuis une telle éternité, nul ne sait jusqu’où s’étend son savoir, jusqu’où la mènera sa soif de vengeance.

La suffisance d’un traître du nom de Zénith lui a ouvert une porte vers le monde. Elle a d’abord abattu son courroux sur ses lointains ancêtres, enchaînant les elfes et leurs sympathisants dans leur forêt bien-aimée. Or, le seigneur des terres, un demi-dieu dénommé Carma, exigea d’elle qu’elle se plie aux lois qui régissaient ses terres. Ainsi, la Reine Noire n’intervient plus dans les hostilités.

Toutefois, ayant flairé là une bonne occasion de faire valoir ses intérêts, la très ancienne divinité soutient à présent Carma dans ses guerres, s’infiltrant lentement dans les rouages compliqués de la politique carmanienne, telle un venin subtil, mais dévastateur.

Les années passèrent et ses manigances vengeresse se tissait sournoisement autour du peuple carmanien. Pourtant, son piège se referma sur la Demi-déesse. Une nuit, la guilde du Scorpion l'attira dans la toile de sa convoitise et l'assassina dans le but de faire éclater la vérité à la face du peuple soumis des profondeurs: les Trois Reines noires ne sont pas toute-puissantes. Le meurtre de cette divinité ancienne de plusieurs millénaires annonce donc le début d'un nouveau mouvement...

 

Le demi-dieu Raziv

Raziv vécut longtemps dans l’ombre de son maître, le demi-dieu Carma. Aux yeux de son supérieur, on n’aurait pu trouver meilleur bras-droit; il ne pouvait se douter que sous ses allures dévouées et serviles, une ambition grandissante sommeillait. Chaque jour passé au service du scribe faisait croître la hargne dans ses entrailles. Il supportait de moins en moins d’être considéré comme un vulgaire sous-fifre. Intérieurement, il brûlait de prendre en main ces terres de débauche; or, il ne laissait rien paraître et cultivait ses désirs de grandeur en secret, tout comme un singulier pouvoir de télékinésie.

C’est en l’an 1003 de l’ère de Milédie que sa démence explosa aux yeux du peuple. À l’aide d’un collier de grande puissance magique, il mit Carma à sa merci et, pris d’une véritable frénésie dominatrice, il l’assassina, s’appropriant ainsi son essence divine. Délaissant ses humbles apparences, le nouveau demi-dieu Raziv orna son front d’un serpent d’or, qui devint dès lors son emblème. Il était sur le point de faire fortune en vendant le territoire à l’empire fãvien lorsque le Carma, ramené à la vie par sa fiancée Milédie, refit surface. À l’aide du jeune paladin Sharock, Raziv fut mis en échec et quitta les terres dans la honte, n’étant plus qu’un demi-dieu sans pouvoirs.

C’est en l’an 955 de Pachatrack que Raziv refit une apparition sur les terres carmaniennes, puisqu’il était suspecté d’avoir participé une fois de plus à un meurtre divin, celui de la déesse Milédie cette fois.On peut deviner que l’ancien bras-droit aura préféré mourir dans la notoriété que de vivre dans l’anonymat. C’est cette volonté obsessive de s’approprier ses exploits, aussi horribles soient-ils, qui le poussa à sa perte. Lorsque, rendu fou par la pression, il se dénonça lui-même durant le procès dirigé par la panthéon neutre, le demi-dieu déchu signa son arrêt de mort.

Tué de la main même du grand Kurtimès, Raziv, qui avait toujours oscillé dangereusement entre la folie et le génie, cet homme à qui la vie ne promettait ni gloire ni renommée a réussi lui-même à graver son nom dans l’histoire par des actes certes terribles, mais indélébiles et demeurera à jamais dans les mémoires comme « le tueur de dieu ».

 

 

 

 

Agonor

Agonor est né dans le sud-ouest de Fãv, près des terres des Hommes du Nord<. D’aussi loin qu’il se le rappelait, la guerre faisait rage et il n’était pas rare que des légions fãviennes passent dans leur petit village pour se ravitailler et repartir aussitôt. Le petit Agonor les admirait dans leurs armures rutilantes et leurs tabards bleu et blanc, arborant fièrement le « F » fãvien. Lorsqu’il fut âgé de quinze ans, le fils de fermier décida de s’enrôler dans l’armée pour se battre contre les hommes du Nord et ainsi protéger sa famille.

Après un court entrainement à l’académie fãvienne, Agonor fut envoyé sous les ordres du seigneur Rendrag à l’avant-poste du mont Olifius. Sur le chemin se lia d’amitié avec deux hobbits, Zim et Zoom Œil-de-perdrix. C’est sur les terres carmaniennes qu’il rencontra Kanoc, Mélador et Dalmir, ses nouveaux confrères d’armes. Pendant un an, ils combattirent des Démons, des morts-vivants, un dragon et même le demi-dieu Carma lui-même, sous l’ordre de leur Roi. Agonor et Zim furent d’ailleurs récompensé par Reganatride par l’intermédiaire de son serviteur le Maître des fêtes, qui leur fit don d’un sort de guérison qui fit cicatriser bien des blessures majeures.

Puis une nuit, la vie des Fãviens de l’avant-poste changea à jamais. L’ombre blanche leur appris le secret le mieux gardé et le plus dangereux de tout l’empire. C’est alors qu’il comprit. Il comprit pourquoi six mille Fãviens partaient chaque jour massacrer les Hommes du nord, pourquoi le peuple d'Alborãd affichait le « F » sur leur poitrine, tout comme le monastère et le peuple nain.

Maintenant, ont les appelle les rebelles, les traîtres, ceux qui veulent briser l’empire. Malgré cela, des personnes d’importance ont cru en leur cause, entre autre le général Albert et ses hommes, ainsi que quelque nobles. Malgré cela, d’autres qu’eux ont cru que leur cause était juste. En voulant soutenir leur idéaux, les rebelles ont du se battre contre les peuples de la Lumière sous l’emprise de la conquête fãvienne en plus des peuples du Mal.

Ainsi se résume la vie d’Agonor et celles de ses compagnons… des hommes libres et fiers. Ceux qu’ils ont voulu sauver ne sauront peut-être jamais que des hommes ont donné leur vie pour leur liberté, ils ne chanteront jamais leur louange, ne joindront jamais leurs nom à leurs prières, mais Agonor souhaite toujours que leurs noms se rendent devant Aurore… le nom d’Agonor et des Fãviens de cœur.

 

 

 

Aussininubis

Ce vieil homme a voyagé durant toute son enfance afin d'extirper un peu partout des secrets, des histoires anciennes et rapprochées ainsi que des légendes farfelues que les idiots de villages osent croire. Maintenant qu'il est vieux, il s’est établi ici, au centre du monde, pour vivre ses dernières années et trouver un successeur à qui dédier son savoir dangereux.

Un jour, l'âge le rendit aveugle et au seuil de la mort. Mais, deux de ses amis ont confronté le Maître des fêtes, cet élu de Reganatride, afin de prolonger sa vie de quelques années. Ces années n'ont abouti à rien car sa jeune élève est tombée amnésique et est disparue des terres sans dire mot. À ce moment, lui-même fit un pacte avec Reganatride pour quelques années de plus afin d'avoir une dernière chance de léguer son savoir à un mortel avant de retourner vers cette déesse, pour lui soumettre également ces précieux ouvrages.

Un jour, les gens apprirent qu'il avait reçu ses secrets d'un ami, fier servant de Gérélus. Plutôt que de conserver son savoir, il avait profité de la confiance de son compagnon pour dévoiler ces connaissances aux gens de bonne volonté et tenter de sauver le monde du malheur. Toutefois, Gérélus envoya finalement un messager pour le capturer et le juger. Puisque les gens des terres ne l'ont pas protégé, il a fini sa vie en prison et la vieillesse a eu raison de lui.

 

Bjorn

Enfant unique d’un père forestier et d’une mère druidesse, Bjorn fut orphelin dès l’âge de vingt-cinq ans –soit cinq ans d’âge d’homme- car il fut enlevé par une guilde de voleurs et de barbare nommé Anekdoten. Cette guilde sans foi ni loi n’avait d’autre plaisir que piller et détruire les villages avoisinants.

La guilde d’Anekdoten éleva Bjorn comme s’il était des siens, soit en lui apprenant à voler. Ils l’utilisèrent aussi à titre d’appât, ce qui fonctionnait bien souvent, car qui se serait douté d’un petit elfe à l’air si innocent ? Le jour où la guilde s’attaqua à un village elfique, Bjorn comprit que ses valeurs du Bien ne pourraient plus supporter ces carnages. Il s’enfuit sans piper mot à ses ravisseurs.

En marchant dans les bois, il découvrit une grotte où il s’engouffra, pensant que personne n’irait l’y poursuivre. Il aboutit sur les terres de Carma et y trouva le petit peuple de l’Alliance, qu’il côtoie encore aujourd’hui. Depuis ce jour, il utilise ce que les gens d’Anekdoten lui on appris pour faire le bien et entretenir ses racines elfiques.

Cela fait maintenant trois ans que Bjorn est installé sur ces terres. S’il espère revoir ses parents, il souhaite surtout que ceux qui l’on élevé durant toutes ces années ne le retrouve jamais. Cette forte volonté de demeurer inaperçu a fait de Bjorn un jeune homme discret, mais toujours présent pour son peuple. Il fait maintenant partie des doyens du clan de l’Alliance, récemment devenu celui de Yanista. Si, dans sa générosité et son dévouement, il n’hésite pas à venir en aide à un compatriote elfe, il ne dit jamais non à quelques aventures en solo.

 

Dalmir

Dalmir, fut le dernier commandant connu de la rébellion fãvienne. Il est né du coté Ouest de Fãv, près de l'île d'Amoulãv. Né d'un père curé du temple du village et d’une mère paysanne, avec cinq fils et trois filles, ils se débrouillaient plutôt bien. Quand la famille n’était pas occupée à cultiver la terre, Dalmir s'entrainait avec son frère aîné au combat. Vers l'âge de 14 ans, son intérêt se tourna vers la prêtrise. Puisqu'il venait régulièrement lui rendre visite au temple, son père décida de la lui apprendre. Un an plus tard, son frère guerrier fut réclamé par l'armée de Fãv pour aller combattre les forces du Mal qui menaçaient le royaume. Ne voulant pas demeurer derrière, Dalmir rejoignit l'armée Fãvienne pour soutenir son frère.

Or, plutôt que de l’envoyer combattre sur les fronts, on le dirigea vers l’avant-poste sur des terres de Carma. Le jeune prêtre alla combattre sous les ordres du Seigneur Rendrag et du Centurii Vainard Vadrencourt. Il y fit la connaissance des autres Fãviens, soit Kanoc, Mélador, Agonor et Hyluan, même si ce dernier ne resta pas longtemps. Dès son arrivée en terres carmaniennes, Dalmir combattit toutes sortes de créatures desquelles auparavant, il n’aurait jamais cru l’existence possible.  

Dalmir n'eut pas une minute de repos  en ces terres mouvementés. C’est alors que, apprenant le terrible secret qui pesait sur l’empire qui l’avait vu grandir, Dalmir renia son roi pour suivre les ordres de l'Ombre Blanche. En l’an 958 de Patchatrack, Dalmir se fit offrir le poste de commandant de la rébellion par le chef de guerre Vadrencourt. Même s’il ne désirait pas vraiment ce grade, il fit de son mieux pour mener à bien leur quête de vérité et de justice. Alors qu'il s'est sacrifié pour sa cause, il n'aura jamais su si, aux yeux de ses proches, il était toujours un frère, un fils, ou un vulgaire hors-la-loi…

 

Kanoc Torunn

Le Commandant Kanoc Torunn est originaire de la cité de Kibil-Barâk. Sa famille est reconnue comme étant de fiers défenseurs de la cité naine et de fidèles priants de la Puissance suprême, Aurore. Sa femme est une armurière de talent qui élève à elle seule leurs deux enfants. Ceux-ci n'ont comme but que de ressembler à leur père, dans un avenir prochain. Kanoc est au service de la grandeur de Fãv depuis déjà 18 ans. En tant que soldat de l'Empire fãvien, il a quitté sa femme, ses deux enfants ainsi que sa montagne natale pour s’établir sur les terres de Carma, où il a trouvé sa place.

Il servit sous les ordres du Centurii Vadrencourt et du seigneur Rendrag et, il remarqua bien vite que, malgré lui, les forces du Mal régnaient sur les terres. Il participa activement à la guerre et en sortit victorieux, mais la bonne nouvelle s’estompa bien vite lorsqu'il apprit une histoire qui allait changer sa vision de l'Empire fãvien. Faisant confiance à ses dirigeants, il se rebella contre l'empire, déclarant ainsi une guerre ouverte.

Pendant plus de deux ans, Kanoc a combattu l'empire qui l’a vu grandir, perdant ainsi sa place dans la grande famille naine. Après avoir servi sa cause avec bravoure durant un an et demi comme dirigeant de l'avant-poste fãvien, son poste a été légué à son confrère Dalmir. Par ces temps difficiles, Kanoc a trouvé sa voie dans la prêtrise en se donnant à Aurore et à son demi-dieu Fãv. Il désirait plus que tout renverser le dictateur présentement sur le trône afin d’y remettre celui à qui il voue sa foi, et donna sa vie pour la délivrance des générations à venir

 

Magus Xur

Ce fut en l'an 1004 de Milédie que Magus mit les pieds sur les terres de Carma. Accompagné de son compère Morgus, il joignit le clan de Sirfako. Cette première année en ces terres fut riche en expériences et en défis. Il rencontra Vitriik, un alchimiste qui mélangea son sang d’orc avec celui d'un elfe noir. Son chef Shadow, qu’il respectait tant qu’il lui jura fidélité absolue, fit de lui son bras droit. Magus et Morgus accomplirent beaucoup d’actes en l’honneur de leur dieu Pachatrack, subissant pour lui souffrances et maladies. C'est l'année suivante que sa vie bascula…

Tout d’abord, à l’arrivée de l'Armée de la Mort, Magus ne supporta pas de voir que les humains sirfakiens étaient privilégiés face aux orcs, mais afin de rester auprès de ses confrères sirfakiens, Magus fit la plus grande erreur de sa courte vie : il jura allégeance à l’Armée de la mort.

À la même époque, la nuit, son esprit chaotique découvrait la sournoiserie… le drow en lui commençait à se réveiller. Lorsque Morgus quitta les terres, Magus continua à semer la discorde en compagnie d’un barbare solitaire tant et si bien qu’ils finirent tués et pourchassés encore par Zénith toute une nuit durant. Ils réussirent à survivre à la nuit, cachés dans les fonds des bois. Au petit matin, alors qu’ils se croyaient sauvés, le prédateur leur fit une offre inattendue, bien plus profitable que la mort : joindre la guilde du Scorpion. S’il accepta sans hésitation, l’annoncer à ses frères sirfakiens ne fut pas une mince affaire et Il s’attira les foudres du peuple nomade.

Ne pouvant oublier son passé, de jour, sa mentalité d’orc prend le dessus alors que le soir, c'est l’elfe de la nuit qui domine. Lors d'une mission périlleuse du Scorpion, Magus s'est fait capturer par ses ennemis à la peau noire. Sous la pression de la mort qui lui serrait le cou, l'intelligence a laissé la place à l'instinct de survie. Prêt à tout, il a trahi sa guilde et a tenté d'apporter le plus de membres du Scorpion avec lui dans les profondeurs.

C'est durant sa captivité, en l'an 958 de son dieu, qu'il a réussi son test de grand abuseur, son dernier exploit avant sa déchéance. Le Scorpion ne pardonne jamais; bien qu'il se soit débattu avec l'énergie du désespoir, ses anciens alliés l'ont torturé afin qu'il ne soit plus qu'une loque vivante pour le reste de sa misérable vie. Ne supportant pas de vivre dans une telle faiblesse, Magus Xur, pour qui se traçait un avenir glorieux, disparut au grand soulagement de ses victimes.

 

Mélador

Comme plusieurs de ses compatriotes, Mélador a vu le jour dans la majestueuse cité fãvienne; son père servait l’armée en temps que guerrier et sa mère était une prêtresse d’Aurore. Il fut donc baigné dans la foi comme dans l’entraînement dès son plus jeune âge, vénérant presque autant Aurore et les divinités du Bien que les noms d’illustres généraux que lui citait son père.

Bien qu’il ait toujours eu foi en Aurore, il rêvait de revêtir le tabard orné du « F » fãvien; c’est pourquoi, dès ses quinze ans, il s’engagea comme soldat dans l’armée de son roi. Croyant en ses capacités, son chef de légion l’envoya rejoindre les terres de Carma où, disait-on, de bons combattants n’étaient jamais de trop pour renforcir la position de leur avant-poste.

Dès son arrivée sur les terres il fut confronté au Mal sous toutes ses formes. Il s’endurcit rapidement, tant aux coups qu’à la peur; un de ses premiers vrais combats fut contre un Squelette majeur et sa victoire fut un de ses plus beaux souvenirs. Il avait tout le profil du parfait Fãvien, jusqu’au jour où ses valeurs et sa loyauté furent mises à l’épreuve.

Près de deux ans après son arrivée, il suivit ses confrères d’armes dans une rébellion contre le Roi fãvien présentement sur le trône. Ces histoires au sujet de sa patrie bouleversaient ses convictions; il pencha d’une allégeance à l’autre, hésitant entre la conquête et la rébellion, ce qui lui attira les foudres de la capitale ainsi qu’une prime de cinquante zeptas sur sa tête. Toutefois, il se résolut à suivre son cœur, qui l’attirait vers la rébellion, sa véritable cause.

C’est d’ailleurs pour son sang-froid, sa fidélité et sa technique de combat qu’il fut désigné par son chef de guerre Vainard Vadrencourt comme son garde du corps, à lui ainsi qu’au dirigeant Dalmir. Étant le sixième homme à passer l’épreuve du grand guerrier sur ces terres, la barre était haute pour Mélador; il s’est tout de même approprié ce titre avec excellence. Son but ultime, mis à part la réussite de la rébellion fãvienne, est l’extermination du Mal sur les terres de Carma. Fidèle soldat jusqu'à la toute fin, Mélador a donné sa vie pour son Roi, le véritable Fãv.

 

 

 

Mordred

Jeune nécromancien, Mordred est né il y a quelques années près des terres fãviennes. Telle une graine de peste dans un potager de vertu, son peuple originel croyait qu’en y implantant ses rejetons, il arriverait à corrompre les fondements et la force de frappe de ce peuple du Bien. Très jeune, il fut recueillit dans une académie où son potentiel magique fut rapidement mis à jour.

Son intérêt pour la mort firent de lui un enfant guère apprécié, mais un vieil instruit réussit tout de même à le protéger. Mordred fut mis à l’écart par les fidèles d’Aurore, qui le tolérèrent jusqu’à la mort de son protecteur. Ce jour là, il fut banni de l’académie et se rendit par hasard sur les terres carmaniennes.

Un féodus du nom d’Arcarius le prit sous son aile et il commença à se battre sous les bannières de l’Armée de la Mort. Il rencontra un bokor du nom de Karishmatakamomanbosgan qui lui apprit les fondements des secrets vaudous. C’est d’ailleurs avec ce père vaudou que Mordred ramena la Litch des abysses où elle était détenue. Sa convoitise l’a mené à être affublé de cornes de Satyre, se croyant l’idéal de toutes les femmes. Sous la pression du demi-dieu Carma, Mordred du renoncer à ses plans de corrompre le Satyre pour léguer la relique au paladin Hamil.

Il tenta cette dernière année d’aider le peuple drow à reprendre possession des dagues magiques que les elfes noirs convoitent tant. Ayant cru qu’il pouvait faire partie de la guilde du Scorpion, il a été berné par ceux-ci lorsqu’il a voulu les rejoindre et fuir ce qu’il considérait comme la stupidité aberrante des deux derniers membres du mal. Rejeté par la guilde qu’il a voulu intégrer, pourchassé par ses anciens alliés qui lui ont infligé le châtiment du féodus, il devint merqualien, faisant fi des lois de son peuple, l'Armée de la Mort. Après près d'un an de fuite et de cachettes, le dragon ADMien l'a finalement rattrapé et le traître a vu ses derniers espoirs fondre sous son acide corrosif.

 

Nault de Cosse

Nault était un nain originaire de la Cosse, petite tribu établie sur les flancs d'une montagne. Seul représentant du peuple nain au sein de l'Alliance, il servait à travers la prêtrise son dieu Théorus. Que ce soit par son kilt éclatant, son rire généreux ou son tact laissant à désirer, Nault aura su réchauffer les cœurs de bien des habitants des terres.

Après l'assassinat de la déesse Milédie, Nault représenta dans le jury le clan de l'Alliance lors du procès. Il s'était acquitté de sa tâche avec sérieux et avait suivi de près les développements de l'enquête. Il avait finalement rejoint les rangs du demi-dieu Carma, convaincu qu'il était de sa notion de libre destin.

Jusqu'au bout, il aura soutenu ses opinions haut et fort, ce qui lui aura valu la mort. Voulant que tous puisse connaître la vérité au sujet du royaume fãvien, Nault divulgua des informations qu'on lui avait pourtant sommé de tenir sous silence. Les ombres blanches furent envoyées à ses trousses et, par une nuit d'été de l'an 956 de l'ère de Pachatrack, les éclaireurs l'ont jugé, condamné et exécuté, au nom de la justice fãvienne.

La mort de ce pauvre nain éloigné de ses racines fut déplorée par ses amis et laissa un vide sur les terres carmaniennes. S'il avait su tenir sa langue encore quelques temps, alors il aurait vu la rébellion fãvienne éclater et au lieu de périr sous leurs lames, il aurait pu combattre pour une cause commune aux côtés de ceux qui ont été ses bourreaux.

 

Sharock

Si le comportement de Sharock le faisait souvent dévier du chemin de l’ordre et que certaines bévues ont entaché sa blancheur de paladin, nul ne peut oublier les nombreux événements pour lesquels il s’est dévoué avec bravoure.

À son arrivée sur les terres de Carma, qui venaient tout juste d’ouvrir leurs portes, il rejoignit le clan d’Akoran. Peu de temps après, la tribu Maraischal décima le clan et Sharock en fut le seul survivant. Il a été membre de tous les autres peuples du Bien ayant habité les terres de son vivant, de l’éphémère clan de Brass, en passant par l’Alliance et Fãv.

Pour le jeune homme, tous méritaient la même chance. Il était aussi d’une fidélité sans faille à ses amis. On décelait chez ce paladin de Théorus une forte volonté de faire le bien, sans toutefois réussir à suivre les codes de lois strictes de sa profession. Il a d’ailleurs participé à délivrer Maximilien de LaCastel du muloup qui l’habitait, ainsi que le barbare Guess de sa zombification.

Lorsque Raziv a imposé son règne sur les terres, Sharock a été le seul à l’affronter sans relâche, même lorsque c’était perdu d’avance. C’est cette ténacité qui, étrangement,  lui valut le respect du demi-dieu tyran. Il n’aurait peut-être pas dû sous-estimer la persévérance du jeune paladin, car c’est lui qui lui passa un collier ensorcelé au cou, le rendant ainsi inoffensif. Sharock fut d’ailleurs la première personne que Carma désigna comme son bras droit

Il avait certes la bonté de cœur pour être paladin, mais peut-être pas la droiture nécessaire pour honorer correctement sa profession. Quoi qu’il en soit, Sharock fait partie intégrante des premières années de ces terres, pour ses bons comme pour ses mauvais coups.

Si le comportement de Sharock le faisait souvent dévier du chemin de l’ordre et que certaines bévues ont entaché sa blancheur de paladin, nul ne peut oublier les nombreux événements pour lesquels il s’est dévoué avec bravoure.

 

Thélor

Thélor a mis le pied sur les terres carmaniennes la tête pleine d’aspirations sous sa camail et le cœur solidement barricadé derrière son armure. Son compagnon Mélador à ses côtés, tous deux arborant le F blanc sur la poitrine, on aurait pu croire qu’il s’agissait là de jeunes guerriers fraîchement sortis de l'académie. Pourtant, ceci n’était qu’à moitié vrai. Thélor dissimulait un passé trouble, tout comme ses intentions.

Celui-ci a vu le jour dans un royaume du nord lointain, dont l’identité a été creusée par d’anciennes cicatrices jamais oubliées par ces gens aux mœurs étranges. Là bas, ceux qui furent jadis les chasseurs sont maintenant les proies. C’est donc avec les vestiges de son peuple coulant dans ses veines que Thélor prit la route vers l’empire fãvien afin d’y trouver la renommée.

Dans une taverne près de la frontière séparant Fãv et Alborãd, le jeune homme astucieux subtilisa son tabard à un soldat ivre mort, se doutant que l’habit bleu marine l’aiderait à voyager à travers l’empire. La formation militaire dont il avait bénéficié dans son royaume natal compléta le subterfuge. Près d’un an après son arrivée en terres fãviennes, il fit la rencontre du jeune Mélador. Au printemps 957 de l’ère de Pachatrack, tous deux prirent le chemin de Carma, l’un dans le but de servir son souverain, l’autre ses propres intérêts.

Il rejoignit les rangs de l’avant-poste fãvien établi sur les terres, pouvant ainsi évaluer son entourage à loisir sous son identité empruntée. Durant une année, il garda le profil bas, jouant le parfait soldat sans histoire. Il attendait son heure, celle où sa véritable envergure pourrait être mise au grand jour.

En juin 958, cette occasion se présenta sous la forme d’une légende honnie : Zénith, fondateur de la guilde du Scorpion. Les quelques membres de ce groupe chaotique avaient décelé chez Thélor un potentiel intéressant. Le jeune soldat fut soumis à des épreuves fourbes visant à tester les limites de sa volonté. Il trompa les fãviens en se faisant passer pour l’un des leurs durant encore trois mois, continuant ainsi de faire ses preuves auprès de la guilde. Finalement, Thélor s’est mérité une cape noire affublée d’un F violet, signe de son intégration au Scorpion.

Après de nombreuses magouilles au sein de la guilde, Thélor a vu sa trahison le rattraper. L'Empire l'a capturé et il croupit maintenant dans un cachot du royaume de Fãv, purgeant sa peine jusqu'à sa mort.

 

Vainard Vadrencourt

Durant sa jeunesse dans les montagnes de Kibil-Barâk, Vainard montrait une grande fascination pour l’art de la guerre et la puissance de la Lumière. Voulant aller plus loin dans sa lutte contre le mal, il s’engagea dans l’armée de leur empire allié et durant près de quinze années, il combattit sous la bannière fãvienne sur les fronts des peuples de Badimorg, Igurock et Mangamangar.

Après avoir obtenu son titre de Centurii fãvien, il fut affecté au combat et à la diplomatie avec les Hommes du Nord. Or, une attaque surprise survint lors de pourparlers. Vainard vit ses hommes décimés, seul survivant de cette abominable transgression des ententes tacites de la guerre. Découragé, il se dirigeait vers son dernier espoir, un avant-poste sur les terres de Carma, lorsqu’il rencontra par chance les troupes du Général Albert.

Passé de guerrier à paladin, il y combattit les forces grandissantes du Mal sous les ordres du Seigneur Rendrag, un homme très estimé par le Centurii. Puis, vinrent à eux des rumeurs qui firent s’effondrer leur vision du grand empire fãvien. Persuadé de faire le bon choix pour la nation, le nain changea son marteau d’épaule et, avec le Seigneur, ils entamèrent une rébellion contre le roi de Fãv. En l'an 959 de Pachatrack, Vainard est mort en accomplissant son ultime dessein: remettre ses idéaux sur le trône.

 

Vitriik Arsenol

Vieux fou à l'esprit tordu, son corps d'humain était si vieux qu'il tombait pratiquement en décomposition. Grâce aux concoctions de toutes sortes qu'il produisait, il a su allonger jusqu'aux extrêmes limites ses années de vie. Vitriik était un modeste mage, mais un grand alchimiste qui n’avait jamais peur de mettre sa vie ou celle d'autres êtres en danger pour découvrir de nouvelles mixtures magiques. Son atelier a sûrement explosé une douzaine de fois, ce qui expliquait la tête flasque, difforme et chauve qu'il arborait lors de ses dernières années.

Son dernier domaine expérimental connu se trouvait sur les terres chaotiques entre Hador et les tribus octazones. C'est là qu'il a réussi à faire sa plus grande découverte: les potions raciales. Ces mixtures sont faites à partir d'ingrédients dont lui seul connaissait le secret, ainsi que de sang frais de diverses races. Bien sûr, pour arriver à combler ce manque, il devait s'acheter régulièrement des esclaves dont la santé se détériorait rapidement.  Aussi, ses fournisseurs de l’Armée de la Mort se sont faitt un plaisir de lui en vendre tout au long de sa vie. À la connaissance de ces terres, seul deux de ses esclaves-cobayes se portent à merveille...

Maikatasarë, la première bénéficiaire de sa médecine qui aujourd'hui, fonctionne aussi bien le jour que la nuit sous sa forme de demi-elfe, demi-drow.

Valiance, son tout dernier rejeton, qui prouve encore une fois que le mélange des deux races elfes fut le plus fructueux. Hybridé entre l'humain et l'elfe de naissance, l'ajout de la race drow en fit un très intéressant spécimen.

Durant ses dernières années de vie, les expériences et les potions visant à rallonger le fil de son existence altérèrent quelque peu son esprit. Il affirmait à qui voulait l'entendre que les drelfes étaient la race dominante de l'avenir et poussa même la folie jusqu'à s'annoncer le premier disciple de Maika, qu'il voyait devenir une grande demi-déesse.

Vitriik mourrut à l'âge vénérable de 116 ans, laissant dans le deuil sa fille adoptive Maika et son nouveau compagnon Valiance.

 

 

 

Zim Oeil-de-Perdrix

Zim fut mis au monde à Hobbitiville, dans les plaines du sud. Lui et son frère Zoom grandirent dans un environnement d’amusement au sein d’une grande famille de hobbits, celle des Œil-de-perdrix. Le père de Zim fut un des pionniers de l’art martial hobbit. Il enseigna cette discipline à ses deux fils, qui eux, l’aidèrent à protéger le village des nombreux assaillants, tels les animaux sauvages et les féroces essaims d’abeilles. Mais les années passèrent et Zim et Zoom firent leurs adieux à tous leurs cousins, cousines, parents, grands-parents, amis, chiens et chats.

Durant leur voyage, les deux hobbits en avaient appris beaucoup sur le monde, soit, comment bien mentir, comment ne pas se laisser faire, comment courir pour éviter les ennuis... bref, bien des choses intéressantes. Après quelques temps, connu de tous et aimé de tous (ou presque…), Zim est devenu le représentant hobbit des terres de Carma. Ses frères et cousins ayant déserté le territoire, il s’est retrouvé à faire la fête tout seul au nom d’Aélis, ce qui ne l’a pas empêché d’évoluer au stade de Hobbit musical grâce à ses prouesses.

Or, après un bref séjour dans la guilde du Scorpion, Zim en a eu assez des terres de Carma, pleine de méchants orcs et trop pauvres en festivités. Avec à son bras sa compagne Aljanir, il prit la route vers Hobbitiville… et croisa le chemin de l’Armée de la Mort. C’est ainsi que se termine la route de Zim le Hobbit musical, qui jamais ne s’est laissé marcher sur les pieds… parce que ça fait mal!

Dernière mise à jour:  15-08-2011 Web master Nailo©carmalalegende.com